Mes sculptures prolongent dans le volume les recherches développées à travers mes œuvres murales.
Modelées entièrement à la main en grès, elles explorent la relation entre forme, matière et surface. Je construis, creuse, comprime ou retire progressivement la terre, laissant visibles certaines traces du geste et de sa transformation.
Comme dans mes œuvres murales, les paysages constituent un point de départ sans jamais devenir des modèles à reproduire. Érosion, cavités, tensions, mouvements ou surfaces façonnées par le temps sont transformés par la mémoire et le geste pour donner naissance à des formes autonomes.
Certaines surfaces restent brutes, d’autres sont travaillées ou émaillées. Ces variations ne cherchent pas à imiter la nature, mais à explorer les possibilités de la matière et la manière dont elle peut porter une sensation.
Chaque sculpture se construit ainsi comme un territoire en trois dimensions, façonné entre expérience, mémoire et matière.